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ET SI EN CE MOIS DE FEVRIER NOUS PARLIONS DES MICROAGRESSIONS?

Notre monde va très vite et avec lui les problématiques inhérentes à notre humanité. Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de la distanciation physique, conséquence de la pandémie à la COVID-19 que nous connaissons depuis plus d’un an.

Mais, hier encore, nous battions le pavé mus et émus par la mort de Georges Floyd, #Blacklivematters. Et avant cela, nous étions tous en rang de bataille contre les injustices et les violences faites à la gente féminine, #Me-Too. Et toute cette volatilité dans le traitement de l’information est consubstantielle à la réalité très mouvante de notre époque. Or, les problématiques qui sont mises en exergue par l’actualité journalistique ont des dates d’expiration qui ne suivent pas nécessairement la réalité sociétale.

En d’autres termes, ce n’est pas parce que les médias arrêtent d’en parler que ces problématiques disparaissent du paysage social. Et puisque nos organisations professionnelles sont des microsociétés au sens que l’entendait Georges Friedmann[1], les phénomènes qui y sont observés  doivent être perçus et analysés comme des appendices de la société globale de laquelle ils sont issus. Dans cette logique, il est important de comprendre que les individus composant ladite organisation sont susceptibles d’avoir les mêmes caractéristiques et vivre les mêmes problématiques que celles que rencontrent les membres de la société dans laquelle évolue l’organisation.

Alors une question se pose: Nos organisations professionnelles sont-elles assez sensibilisées à la prévention d’actes racistes, sexistes ou homophobes survenant quasi quotidiennement en leur sein? Nous sommes-nous déjà demandés combien de nos collègues au sein de nos organisations, sont exposé.e.s au quotidien à des situations qu’ils ou elles vivent comme des micro-agressions?

À cet égard, force est de constater que la plupart de ceux et celles qui en sont victimes sont très souvent issus des différentes minorités. Car pour ces derniers.es ces petites remarques anodines se voulant (quelquefois) bienveillantes peuvent en réalité pétrifier, choquer ceux ou celles à qui elles sont adressées. En particulier si les destinataires de tels remarques ou commentaires sont issu.es des communautés Noire, LGBTQ+, ou appartenant simplement à la gente féminine. Ces expressions assénées sans penser à mal, mais ressenties douloureusement par ceux et celles qui les reçoivent sont partie intégrante d’une expérience de vie que seules connaissent les personnes (appartenant auxdites minorités qu’elles soient visibles, culturelles ou de genre). Ceci dit, il n’est pas interdit aux autres de chercher à comprendre l’origine de ce malaise, et voire même à le combattre… Souvent insignifiantes pour celui ou celle qui en est l’auteur; et même si elles ne sont pas quelques fois faites avec l’intention de causer du chagrin, il n’en demeure pas moins que ces remarques peuvent être blessantes pour celui ou celle qui les reçoit »[2]. Mieux, pour certains de nos collègues c’est un peu le supplice de la goutte d’eau ; la recevoir une fois sur le front ce n’est pas bien grave. Mais un million de fois, cela devient insupportable voire même pathogène pour le climat organisationnel.

Pour nous en rendre compte, voici quelques phrases déjà prononcées ou entendues, mais qui n’ont certainement pas suscité de réflexions ultérieures en nous, ni autour de nous. Mais, il n’est jamais trop tard pour s’y attarder et réfléchir:

  • Tu es de quelle origine…
  • Toi, tu ne devrais pas te plaindre de la chaleur…
  • Pour une femme, il faut dire que c’est étonnant…
  • Serais-tu capable de travailler sous l’autorité d’une femme…
  • Toi, tu dois être habitué à la chaleur…
  • Tu dis ça parce que tu n’es pas une vraie femme…
  • C’est surprenant tu parles très bien le français…
  • Etc…

Nous sommes-nous déjà demandés en entendant ce genre de phrases si c’était correct qu’elles aient été prononcées? Mieux, nous sommes-nous déjà demandés si le racisme, le sexisme ou l’homophobie ne se cachaient-ils pas quelques fois derrière ces ‘’phrases dites anodines’’.

Pour se faire une petite idée de la pensée sous-jacente se dissimulant sous un tel commentaire, il suffit de se poser la question de savoir pourquoi celui-ci a été formulé spécifiquement en l’endroit de cette personne précise ? Et à partir de ce questionnement, on pourra réaliser qu’en fait la personne à qui était destinée cette phrase est très probablement issue d’une minorité d’où l’expression de cet apriorisme.

Une chose est certaine, c’est que ces discriminations qui sévissent de manière insidieuse dans le quotidien des minorités sont très souvent tout aussi présentes au sein de nos organisations professionnelles. Voilà pourquoi une attention particulière devrait être apportée à cette problématique. Et par conséquent, une démarche formative visant à s’attaquer à cette question au sein des organisations professionnelles s’avère indispensable.

Certaines structures de formation qui ont décrypté les tendances de notre société commencent à offrir des formations en gestion de la diversité, communication interculturelle, intégration multiculturelle ou autre… Cela dit, encore faudrait-il que les gestionnaires (décideurs) d’organisation soient dans un premier temps sensibles à cette question; et dans un second mouvement qu’ils comprennent la nécessité de former leurs collaborateurs à mieux appréhender cette problématique afin de garantir un climat de travail sain et épanouissant pour tous les employés, quelles que soient leurs différences.

Vous l’aurez compris le but de ces quelques lignes est d’attirer l’attention de notre communauté sur ces problématiques très souvent ignorées et dont souffrent bon nombre de nos collègues et collaborateurs. Évidemment, loin de penser que la responsabilité de tout ceci reposerait uniquement sur les gestionnaires, il n’en demeure pas moins qu’ils.elles sont un maillon essentiel si nous voulons que ces questions soient adressées au sein de nos organisations.

Article rédigé Par: Moïse KOLLO, M.sc, D.E.S.S, CRHA Directeur général CJE Anjou/Saint-Justin
[1] Georges Friedmann, Pierre Naville, Traité de sociologie du travail, Paris, Armand Colin, 1970, 3e édition.
[2] Philippe Bernard, article publié dans le monde du 20 juillet 2020.

Partir vers l’inconnu, témoignage de Julie Linktevoet

Aujourd’hui est une date importante: Cela fait 2 ans jour pour jour que j’ai posé mes valises à Montréal sans vraiment savoir ce qui m’attendait ici ! Un voyage vers l’inconnu donc où il m’a fallu tout recommencer à zéro. Et oui, quand on arrive dans un pays qui ne nous attend pas, on doit tout réapprendre en un temps record. Démarches administratives, recherche d’un logement, trouver un nouvel emploi, faire de nouvelles rencontres, etc. Un vrai casse-tête chinois pendant lequel tu te demandes souvent qu’est ce qui a bien pu te passer par la tête alors que tout allait bien en France.

Vous vous demandez peut-être : Pourquoi tout quitter alors que tout va bien ? À cette question, je vous répondrais sans hésiter : Et pourquoi pas ? Une envie d’aventure certaine, par curiosité aussi mais surtout parce que dans la vie il faut savoir prendre des risques pour ne rien regretter. J’avais envie de vivre MON expérience à l’étranger afin de découvrir une nouvelle façon de travailler, d’en apprendre plus sur les projets menés ici tout en évoluant dans un pays que je ne connaissais pas.

Avec mon PVT en poche, j’ai eu l’opportunité de travailler pendant 2 ans dans le cadre d’un permis de travail ouvert. Une vraie chance sachant que j’ai vite compris qu’il n’était pas facile de l’obtenir. Après des débuts compliqués, je décroche le job qui va tout changer : Un poste d’Agente de développement de projets jeunesse au sein du Carrefour Jeunesse-Emploi Anjou/Saint-Justin. Pendant presqu’un an et demi, j’ai pu accompagner des jeunes dans la réalisation de projets en Entrepreneuriat, Bénévolat et Volontariat. Un défi de taille dans le sens où il m’a fallu transmettre aux jeunes tout ce que j’avais appris en terme de développement de projet. Ici, j’ai (re)découvert ce que signifie réellement l’expression : Des projets POUR et PAR les jeunes. J’ai pu travailler sur des projets qui leur ressemblent, qui répondent réellement à leurs besoins et envies. Pour ne citer qu’eux : J’ai participé à la création d’une Jeune Coop au sein d’une école, j’ai parcouru le Bas Saint Laurent dans le cadre d’un projet de volontariat, j’ai accompagné un collectif de jeunes filles lors d’activités de bénévolat et bien d’autres actions menées avec mon équipe. Vous l’auriez compris, un job pendant lequel j’ai pu toucher à tout et découvrir les différentes facettes que peut offrir l’entrepreneuriat, le volontariat et le bénévolat.

Le PVT au Canada m’a apporté énormément de réponses, d’outils dans ma vie et de compétences. Grâce à lui, j’ai aussi pu travailler avec une super équipe et rencontrer des personnes qui ont marqué mon expérience ici. Finalement, le PVT reste avant tout une belle aventure humaine. Ce sont les rencontres que tu fais qui font de ton expérience celle qu’elle est.

Aujourd’hui, je rentre en France, sans regret et la tête remplie de beaux souvenirs. J’aurais découvert une nouvelle culture, un nouveau mode de vie. J’ai grandis professionnellement et je suis désormais prête à relever de nouveaux défis.

À tous ceux et celles qui hésitent encore à sauter le pas, je vous dirais cela : Soyez audacieux.e et n’ayez pas peur d’échouer car quoi qu’il arrive ça demande bien du courage que de se déraciner aussi loin de chez soi. Moi je l’ai fait. Pourquoi pas vous ?

LES COULEURS DU CJE

Le CJE Anjou Saint-Justin vous souhaite une bonne semaine de la fierté. Du 10 au 16 août 2020 aura lieu le festival fierté Montréal, et nous souhaitons profiter de l’occasion pour afficher nos couleurs. #PrideMontreal.

Le CJE Anjou Saint-Justin est un établissement ALLIÉ.E pour la communauté LGBTQ+. Car nous sommes conscients des enjeux socioprofessionnels et des enjeux personnels qui peuvent être vécus par les membres de la communauté, et nous sommes présents afin de vous épauler et de vous accompagner.  Nous travaillons avec vous dans l’espoir qu’un jour le marché du travail et la société soient exemptes de discriminations de toutes sortes (orientation sexuelle, identité de genre, différences culturelles, sexisme, etc.).

Au CJE Anjou Saint-Justin, nous croyons fermement que la différence entre chacun de nous est une richesse incroyable pour la société.

L’ÈRE DU TEMPS

Notre monde va très vite et avec lui les problématiques inhérentes à notre humanité. Aujourd’hui, nous sommes à l’ère de la distanciation physique, conséquence de la COVID-19. Hier encore, nous battions le pavé mus par et émus par la mort de Georges Floyd, #Blacklivesmatters. Et avant cela, nous étions tous-tes en rang de bataille contre les injustices et les violences que subissent les femmes, Mouvement #Me-Too. Toute cette volatilité dans le traitement de l’information est consubstantielle à la réalité très mouvante de notre époque.

Ceci dit, les problématiques qui sont mises en exergue par l’actualité journalistique dans notre quotidien ont des dates d’expiration qui ne suivent pas nécessairement la réalité historique des évènements que l’actualité journalistique veut couvrir.

Une de ces réalités est l’existence de certaines situations d’agressions quotidiennes auxquelles font face certains individus, personnes, ou communautés autour de nous sans que nous nous en rendions compte. Pour étayer nos propos, voici quelques phrases déjà prononcées ou entendues autour de nous, mais qui n’ont certainement pas suscité d’émotions, ni de réflexions ultérieures autour de nous. Mais il n’est jamais trop tard pour s’y attarder et réfléchir. Voici quelques phrases et des éléments de réflexion qu’elles suscitent :

  • Aux personnes noires on aime bien dire « Tu es de quelle origine » comme si le fait d’être noir fait de vous automatiquement quelqu’un d’ailleurs.
  • «Oh, mais c’est bien, vous n’avez pas d’accent africain» C’est quoi un accent africain ? Sachant que nous avons tous un accent (notre identité linguistique et culturelle). Une telle phrase veut-elle dire que quand on est ‘’racisé’’ on ne peut pas bien s’exprimer en français ?
  • « Pour une femme, il faut dire que c’est du bon boulot » est-ce à dire que parce qu’on fait partie de la gente féminine alors on ne peut qu’être approximative dans tout ce qu’on entreprend ?
  • « Cela te pose-tu problème d’avoir une femme comme supérieur… » question qu’on pose très souvent aux hommes ; surtout lorsque ceux-ci portent un nom à consonance arabe ou d’Afrique subsaharienne.
  • « J’espérais que tu serais plus sauvage » une phrase qu’a reçu un jeune québécois noir de la part de sa blonde…. (Sans commentaire)
  • « Pour un noir, tu es quand même cultivé » À croire que la culture ou le savoir est l’apanage des personnes qui ont une couleur de peau particulière.
  • « Toi, tu dois être habitué à la chaleur » Pourquoi ? pour peu qu’on soit noir on ne pâti plus de la chaleur ou pour peu qu’on soit blanc on ne souffrirait pas du froid hivernal.
  • « Tu dis ça parce que tu n’es pas une vraie femme » une autre phrase que reçoivent quelques fois certaines personnes issues des communautés LGBT+

Bref! Ce que ces phrases ont toutes en commun c’est qu’elles sont le prolongement de préjugés et constituent bien souvent l’antichambre des discriminations de tout genre.

Ainsi est-il opportun de s’en rendre compte et donc d’y accorder un peu plus d’attention car de façon consciente ou inconsciente elles peuvent à la longue constitué des meurtrissures et des entraves à la consolidation des rapports sociaux dans la société Québecoise.

Souvent insignifiantes pour celui ou celle qui en est l’auteur et même si elles ne sont pas toujours émises avec l’intention de causer du chagrin, il n’en demeure pas moins que ces phrases peuvent être blessantes pour celui ou celle qui la reçoit.

Vous êtes-vous déjà demandé en entendant ce genre de phrase si c’était correct qu’elles aient été dites ? Vous êtes-vous déjà demandé si les tares de notre société que sont le racisme, le sexisme ou l’homophobie pouvaient se cacher derrière des ‶phrases anodines’’ ?

Une chose est certaine, c’est que ces discriminations sévissent de manière insidieuses dans le quotidien des minorités (noires, culturelles, ou sexuelles).

Port du masque

Depuis le 18 juillet 2020, le gouvernement provincial ainsi que la santé publique ont rendu le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés et partiellement couverts. Pour appliquer les mesures qui ont été mises en place, et pour assurer une continuité de nos services en présentielle, le port du masque sera obligatoire lors de vos visites au CJE Anjou Saint-Justin.

Pour avoir plus d’informations sur le port du masque vous pouvez consulter le lien suivant : Port du couvre visage dans les lieux publics en contexte de la pandémie de COVID 19

Merci de votre compréhension !

Horaire suite au déconfinement

Depuis le 15 juin, le CJE Anjou Saint-Justin a rouvert ses portes pour vous accueillir dans nos bureaux. Des mesures de protection et de distanciation ont été mises en place pour vous recevoir dans un environnement des plus sécuritaires. Vous pouvez venir nous voir du :

  • Lundi au jeudi de 9h à midi et de 13h à 17h
  • Vendredi nous sommes joignables en télétravail de 9h à midi

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter.